samedi 21 octobre 2017

IMPORTANT-A LIRE! :la renaissance du mythe kabyle


Cet article est une étude excptionelle sur la vision qu'à la France instiutionelle de l'Algérie et de son peuple. Lisez le attentivement. N'oubliez pas qu'étudier son ennemi est une chose vitale! Lire ce texte est, d'une certaine manière...vitale.(Même si l'article en question n'a pas été écrit par des gens de notre bord politique, loin s'en faut)



Dans l’ouvrage qu’ils viennent de publier, « Marianne et Allah -
Les politiques français face à la “ question musulmane ” » [1],Vincent Geisser et Aziz Zemouri montrent que le « communautarisme musulman », unanimement dénoncé aujourd’hui en France, est moins le produit d’un supposé activisme islamique que celui des responsables politiques français.

Retraçant la longue gestation républicaine du Conseil français du culte musulman (CFCM), ils révèlent tout ce qu’elle doit à l’héritage de l’Algérie coloniale. Vous trouverez ci-dessous deux extraits du chapitre 9, intitulé Kabyles démocrates contre musulmans fanatiques, où ils mettent en évidence la renaissance du mythe kabyle.
Kabyles démocrates contre musulmans fanatiques
« Pour les hommes politiques, la Kabylie c’est un département d’Outre-Mer. »

Amar DIB, militant UMP,
membre du collège de la HALDE, novembre 2006.

« Les Kabyles seraient l’élément colonisateur par excellence que nous devrions employer pour faire de l’Algérie une véritable France. »

Jules Liorel, Kabylie du Jurjura, Éditions Leroux, 1892.

Pour la plupart des médias français, Idir est un chanteur kabyle et Souad Massi une chanteuse algérienne. Certes, le premier chante en tamazight (et en français) et la seconde en arabe (et en français), mais tous deux sont originaires du même pays, l’Algérie. Curieux distinguo qui laisse à penser qu’un Kabyle ne serait pas Algérien. De quoi faire se retourner dans leur tombe tous les militants kabyles de la première heure qui combattirent en faveur de l’indépendance de l’Algérie, dès les années 1920, au sein de l’Étoile nord-africaine, majoritairement kabyle, puis dans les rangs du FLN. Pourtant, le distinguo semble à géométrie variable : ainsi, on chercherait en vain dans la presse française la mention de l’origine kabyle de « méchants » avérés, comme le général-major Mohammed Médiène, dit « Tewfik », patron depuis 1990 du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), l’ex-Sécurité militaire, ou le général-major Mohammed Touati, tous deux symboles de l’« Algérie des généraux ». Comme s’il était impensable pour certains « spécialistes » de la question algérienne qu’un Kabyle puisse être ailleurs que dans le camp des « gentils ».

De même, on « oublie » qu’un bon tiers de la direction du Front islamique du salut (FIS) algérien était originaire de Kabylie, où ce parti a obtenu 25 % des voix lors des élections législatives de 1991 ; mais, pour la polémiste Caroline Fourest, c’est leur origine kabyle qui rendrait allergiques à toute concession politique envers les « intégristes » des personnalités françaises comme Malek Boutih, ancien porte-parole de SOS-Racisme, ou Fadéla Amara, présidente de Ni putes ni soumises, une « jeune femme d’origine kabyle qui lutte contre l’obscurantisme [2]
». Un cliché devenu vérité d’évidence dans la France médiatique des années 1990 et 2000, notamment depuis le best-seller Une Algérienne debout (1995) de la très « éradicatrice » militante kabyle Khalida Messaoudi [3]
devenue depuis ministre de la Culture du gouvernement de la « concorde civile ».

À lire le portrait de Fadéla Amara brossé en 2003 par Libération
[4], on ne peut s’empêcher de penser à cette phrase du député radical Camille Sabatier, en 1882 : « C’est par la femme qu’on peut s’emparer de l’âme d’un peuple. » Mais la mémoire est oublieuse : peu férus d’histoire, les hérauts français contemporains des Kabyles défenseurs de la « laïcité républicaine » face au « fascisme vert » de l’islamisme ignorent sans doute qu’ils perpétuent le fameux « mythe kabyle », forgé sous la Ille République pour tenter de mater les musulmans d’Algérie rétifs à la domination coloniale.

L’invention coloniale du Kabyle démocrate, blond aux yeux bleus

Ainsi, André Santini, député-maire UDF d’Issy-les-Moulineaux, ou Claude Goasguen, conseiller UMP de Paris et député sarkozyste, compagnons de route des Berbères de France, dont ils relaient les revendications à l’Assemblée nationale, ne font pas mystère de leur engagement berbériste. Selon André Santini, « les Berbères sont des laïcs, ils pratiquent un islam modéré. Ils ont un caractère tolérant, ils
ont notre conception de la laïcité. Ils se regroupent sans être arro-
gants et ne sont pas envahissants [5] ». Et, pour Claude Goasguen, « ils
ont un culte musulman moins intégriste que les autres, car ils ont été
islamisés plus tardivement [6] ». Pour l’un et l’autre, qui partagent en
l’espèce le même credo que les « intégralistes » de la laïcité à gauche,
l’imaginaire compte plus que la réalité. Peu leur importe que la wilaya
(préfecture) de Tizi-Ouzou, capitale de la Grande Kabylie, compte
aujourd’hui le plus grand nombre de mosquées en Algérie (731 sur
15 000), ou que l’islam kabyle soit extrêmement conservateur et relati-
vement imperméable à tout esprit de réforme [7].

Il est donc difficile de ne pas voir dans ces propos un écho, plus
ou moins conscient, des théories et pratiques coloniales forgées lors de la conquête française de l’Algérie. L’utilisation du berbérisme contre
l’islam est en effet une vieille idée qui puise son origine dans cette
histoire. Et il faut revenir aux travaux de l’historien Charles-Robert Ageron, dont la thèse parue en 1968 reste une référence incontournable, pour comprendre les fins de la création du mythe kabyle [8].

Ce mythe repose à la fois sur des considérations identitaires et religieuses : aux premières décennies de la conquête et jusqu’à la fin du
siècle, la Kabylie fut l’objet de tentatives d’évangélisation et
d’instrumentalisation politico-religieuse. Pour démontrer qu’ils sont
différents des Arabes et proches des Européens, on leur attribue une
ascendance nordique, voire aryenne. C’est par exemple un texte
posthume attribué à l’abbé Raynal, l’Histoire philosophique des établissements dans l’Afrique septentrionale, paru en 1826 : « Les Kabyles sont d’origine nordique, en descendance directe des Vandales, ils sont beaux avec les yeux bleus et des cheveux blonds, leur islam est tiède. » Tocqueville écrivait en 1847 que « le pays kabyle nous est fermé, mais l’âme kabyle nous est ouverte ». La Grande Kabylie : études historiques d’Eugène Daumas, parue en 1847, n’est pas en reste : « Le peuple kabyle est en partie germain d’origine, après avoir connu le christianisme. Il a accepté le Coran, mais ne l’a pas embrassé. Contrairement aux résultats universels de la foi islamique, en Kabylie nous découvrons la sainte loi du travail obéie, la femme à peu près réhabilitée, nombre d’usages où respire la commisération chrétienne. » Le baron Henri Aucapitaine écrit dans son ouvrage, Le Pays et la Société kabyles, publié en 1857 : « Dans cent ans, les Kabyles seront Français. » Selon le docteur Auguste Warnier, élu député d’Alger après avoir servi le gouvernement : « Pour le Kabyle, la femme est d’abord une mère de famille et non une bête de somme comme dans la société arabe [9]. »

Malgré l’insurrection de 1871, les panégyristes kabylophiles demeuraient sur leurs préjugés : on accusait les confréries musulmanes d’avoir manipulé les insurgés de la révolte de Mokrani, laissant ainsi penser que sans l’islam les Kabyles auraient accepté la domination française sans réagir. Les historiens s’accordent pourtant sur le fait que c’est bien le cheikh Mokrani qui a sollicité la zaouia Rahmaniyya, confrérie religieuse, afin de lancer le djihad contre l’occupant, et non le contraire. Cet épisode n’empêcha pas l’archevêque d’Alger, Charles Martial Lavigerie, de penser que la Kabylie était le « Liban de l’Afrique », autrement dit un pays chrétien au coeur du Maghreb musulman [10].

Un des éléments du continuum colonial qui caractérise le mythe kabyle, c’est donc son aspect religieux. Encore aujourd’hui, la berbérophilie des politiques ou des intellectuels français, aussi laïques et républicains soient-ils, se mesure aux effets de l’évangélisation tentée dans les années 1870 par les Pères blancs : les Kabyles de France seraient plus intégrables que les autres populations originaires du Maghreb, parce qu’ils seraient supposés entretenir une plus grande proximité avec la « culture judéo-chrétienne ». Un argument quelque peu surprenant pour des intellectuels laïcistes qui prétendent lutter contre le communautarisme à l’école républicaine...

Pourtant, les témoignages de la fin du xixe siècle abondent sur la résistance des populations kabyles contre ces tentatives de christianisation. Belqacem ben Sedira, un auteur de nationalité française, dans son ouvrage Une mission en Kabylie et l’assimilation des indigènes (1886), restitue les propos recueillis lors de son enquête : « Si on veut faire de nos enfants des petits roumis, nous n’avons plus qu’à construire une route pour aller nous jeter à la mer [11] » Si les Kabyles peuvent accepter la présence d’un « marabout chrétien », ils rejettent globalement son apostolat : « Nous préférerions voir mourir tous nos enfants plutôt que de les voir devenir chrétiens. » L’exemple des Aït-Ferah : « Nous ne renoncerons jamais à notre religion. Si le gouvernement veut nous y contraindre, nous lui demanderons de quitter le pays. »

Un conflit larvé opposait d’ailleurs militaires et religieux français à propos de la politique d’évangélisation des missions chrétiennes : consultés sur la question par l’administration coloniale en 1850, les militaires assuraient que cela causerait une « émotion dangereuse »,
amènerait une perturbation générale et se révélerait vain. Conformément aux prévisions de l’armée, on ne recensera aucune conversion au plus fort de l’activité des missions. Un échec imputé aux militaires : « Si on nous avait laissé faire, la Kabylie serait chrétienne », dira Lavigerie [12]. Les militaires étaient même accusés de favoriser l’islamisation à travers la création des Bureaux arabes
[13], organismes créés conformément à la politique arabe de Napoléon III.

Ce fameux mythe kabyle, s’il est alors opérant en Algérie, n’a toutefois pas cours en métropole. Dès le début du xxe siècle, les Kabyles immigrés sont traités de la même manière que tous les autres Nord-Africains : surveillés, méprisés par les pouvoirs publics, ils ne bénéficient d’aucun préjugé favorable, comme le rappelle Nedjma Abdelfettah, qui a analysé en détail les modalités d’encadrement de l’immigration algérienne à Paris de 1917 à 1952, majoritairement kabyle : « La lecture d’une étude de la Préfecture de police produite en 1952 sur la présence des populations nord-africaines à Paris [est très parlante]. Modèle du genre, ce rapport aurait pu être écrit vingt ans plus tôt, voire plus, à quelques détails près. Il reproduit une vision statique de la communauté nord-africaine à Paris, où ne change que le nombre qui va croissant. Le moule introduit dans les années 1920 et 1930, qui aurait pu être bouleversé par l’exercice même d’une observation extrêmement régulière, est toujours en place. Il est fondé sur une approche culturelle d’une sorte d’être nord-africain et de son comportement. Les thèmes sont quasiment donnés d’avance : la solidarité religieuse ou tribale, avec son revers la sujétion et l’exploitation, le sens de l’honneur avec son revers la culture de la vendetta et l’inadaptation à l’idée du droit, l’instinct grégaire obstacle à l’intégration dans la société d’accueil, le tribalisme et le lien religieux obstacles à l’existence de l’individu, [...] les différences irréductibles de civilisations et de genres de vie qui vouent à l’échec les mariages mixtes (auxquels ne sont candidates que les femmes européennes diminuées physiquement ou socialement), les risques de contamination par toutes sortes de tares devant l’arrivée de petits Abdallah et Mohamed bel et bien français sur les bancs de l’école, le problème juridique que pose l’existence de ces petits êtres hybrides...

« En 1935, Octave Depont publie un livre pour saluer et justifier l’ouverture d’un hôpital spécialement destiné aux "Berbères immigrés", à qui la ville souhaite offrir un autre "signe d’amitié" en plus de la mosquée. Le bellicisme de l’islam et son caractère dépouillé
côtoient le caractère primitif des Berbères. Depont, que Charles-Robert Ageron présente comme un berbérophile qui aurait travaillé à l’encouragement de l’immigration kabyle, dans une perspective assimilationniste, montre dans cet ouvrage que sa berbérophilie s’arrête aux frontières de l’Algérie, où elle a une fonction de division et d’opposition aux Arabes. À Paris, où il ne souhaite absolument pas les voir se multiplier, elle est rudement mise à l’épreuve. Le monde et l’être berbères sont décrits comme des repoussoirs qui suscitent rejet et répression : "Il y a, en effet, dans la psychologie des Berbères à la fois impulsifs et violents, arrogants et obséquieux, pillards redoutables, des contrastes et des contradictions qui ne se révèlent partiellement qu’à ceux que de patientes observations et de profondes connaissances des dialectes mettent à même de pénétrer l’âme des Nord-Africains." Devant le fait accompli de leur présence, il appelle à un traitement qui les distingue. Un hôpital spécial se justifie donc pour lui par les "maladies à évolution assez particulière" des Nord-Africains [14] . »

Nedjma Abdelfettah montre ainsi que la berbérophilie et la kabylophilie françaises — cette dernière constituant une déclinaison coloniale de la première — fonctionnent de manière paradoxale : elles procèdent d’une forme de stigmatisation à la fois « positive » et « négative » des Berbères colonisés, visant à les différencier, ou au contraire à les rapprocher, des « moeurs arabes », mais toujours dans une optique de contrôle social et politique.
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Le Kabyle imaginaire

Mésentente cordiale, lobbying auprès des partis politiques de droite comme de gauche, profitant de la kabylophilie des élites politico-médiatiques, les résultats de cet activisme ne sont guère probants, pour des raisons qu’expliquait en 2005 l’universitaire Salem Chaker : « Il n’existe pas de communauté "berbère", a fortiori pas d’électorat "berbère" en France. D’abord parce que les populations berbères en France sont divisées par la nationalité d’origine (Algériens, Marocains principalement) ; division objective qui correspond à des comportements culturels, politiques, religieux profondément différents et qui induit des allégeances totalement divergentes. Les milieux activistes "berbères" en France sont dans leur quasi-totalité kabyles et leur impact éventuel ne dépasse pas les populations kabyles. Impact au demeurant limité, dans la mesure où la militance berbère-kabyle en France est elle-même très divisée et peu efficace (clivages idéologiques et politiques, concurrences de personnes et de groupes, rôle délétère permanent des agents "spéciaux" de l’État algérien...) et ne touche que des milieux avertis de militants et acteurs politiques et culturels. La mouvance associative berbère-kabyle en France n’a pas d’implantation populaire et paraît incapable de mobiliser significativement et durablement une "communauté" – même uniquement kabyle. Toutes les tentatives (concurrentes) de "fédérations" et "coordinations" des associations berbères de France depuis une quinzaine d’années rassemblent les mêmes acteurs individuels et collectifs et ne parviennent pas à acquérir implantation sociale et représentativité. Les raisons profondes de cette situation sont complexes et exigeraient une analyse spécifique, mais on peut être catégorique et affirmer qu’en l’état actuel des choses il n’existe pas en France de "lobby berbère" susceptible d’exercer une pression efficace sur les autorités françaises [15]. »

Pas de lobby kabyle, certes, mais des stratégies lobbyistes, alimentées par les hommes politiques français et des leaders communautaires en mal de reconnaissance. Depuis 2000, les partis politiques français cherchent les bonnes grâces d’un électorat kabyle hétérogène et surtout imaginaire. Les Kabyles regroupés en de multiples chapelles s’entendent néanmoins pour faire valoir leur principale revendication : l’enseignement du berbère et sa présence aux épreuves du baccalauréat, à l’écrit comme à l’oral. Les faibles avancées sur ce point démontrent qu’avec les Kabyles, comme avec d’autres corporations ou
Kabyles démocrates contre musulmans fanatiques
communautés, les partis politiques se paient de mots. Cela illustre aussi l’illusion que constituerait la force d’un lobby berbère en France.

Jack Lang, alors ministre de l’Éducation, toujours précurseur et bienveillant à l’égard des « minorités », prend en charge la demande des associations. Mais cette « politique berbère » du ministre apparaît surtout comme de la poudre aux yeux : « À quelques semaines des élections présidentielle et législatives du printemps 2002, il annonce des mesures "en faveur de l’enseignement du berbère dans le secondaire". Voilà pour les intentions. La réalité : dans le cadre des textes et dispositions existants, les recteurs peuvent soutenir des expériences d’enseignement du berbère, en dehors du temps scolaire obligatoire pour la préparation des épreuves facultatives écrites du bac [16]. » Deux ans plus tard, en 2004, le gouvernement UMP, par la voix de son porte-parole Jean-François Coppé, fera des propositions comparables, mais qui, elles aussi, resteront sans suite. La classe politique française est majoritairement kabylophile, mais pas au point d’en faire un axe de l’action publique dans le domaine scolaire et culturel.

En définitive, la « politique kabyle », héritée de la période coloniale, à l’instar de nombreuses manifestations actuelles du clientélisme communautaire et électoral, fonctionne moins aujourd’hui comme une politique en faveur des membres de la dite « communauté » d’appartenance (les Kabyles, les Berbères de France) que comme un rempart imaginaire à la menace « arabo-musulmane », la kabylophilie étant déployée selon une logique de contre-feux identitaires pour protéger une cohésion nationale censée être en péril.

Le portrait du Kabyle « laïque » et assimilé est utilisé comme image inversée du musulman « fanatique ». Et, lorsqu’il refuse le cliché qui lui est assigné, le Kabyle n’est perçu que comme un traître ou, pire, un complice des islamistes : la polémique médiatique autour du président du MRAP, Mouloud Aounit (cet autre fils de la Kabylie), accusé d’être « islamo-gauchiste », alors qu’il n’est ni islamiste ni militant d’extrême gauche, est bien la preuve qu’il s’agit d’une identité assignée, au mépris des choix personnels et de la liberté individuelle des acteurs. À ce jeu-là, il est fort probable que les populations françaises d’origine berbère soient les premières victimes de ce regain d’intérêt des responsables politiques pour leur prétendue berbérité : Arabes, Kabyles, Chleuhs, Mozabites, Jerbiens, Targuis ou autres Arabo-Berbères, ils apparaissent avant tout, aux yeux des politiques, des médias et des intellectuels français, comme des « musulmans ». En
somme, une célébration républicaine de leur berbérité qui, sur un mode paradoxal, les enferme davantage encore dans leur islamité.
Vincent Geisser & Aziz Zemouri

[1] Editions ’La Découverte}, mars 2007, 20 €.

[2] Caroline FOUREST, La Tentation obscurantiste, Grasset, Paris, 2005.

[3] Khalida MESSAOUDI, Une Algérienne debout. Entretiens avec Élisabeth Schemla, Flammarion, Paris, 1995.

[4] Charlotte ROTMAN, « Soumission impossible », Libération, 26 février 2003.

[5] André Santini, entretien avec les auteurs, 2006.

[6] Claude Goasguen, entretien avec les auteurs, 2006.

[7] Kamel CHACHOUA, L’Islam kabyle. Religion, État et société en Algérie,
Maisonneuve & Larose, Paris, 2002.

[8] Charles-Robert AGERON, « Le "mythe kabyle" et la politique kabyle », Les Algériens musulmans et la France, tome I, PUF, Paris, 1968, p. 267-292 ; « La politique kabyle de 1898 à 1918 », tome II, p. 873-890.

[9] Toutes les citations qui précèdent sont extraites du chapitre de Charles-Robert AGERON, « Le "mythe kabyle" et la politique kabyle (1871-1891) », loc. cit.

[10] Ibid., p. 273.

[11] Ibid., p. 275.

[12] Ibid., p. 274.

[13] Jacques FRÉMEAUX, Les Bureaux arabes dans l’Algérie de la conquête, Denoél, Paris, 1993.

[14] Nedjma ABDELFETTAH, « "Science coloniale" et modalités d’encadrement de l’immigration algérienne à Paris (1917-1952) », Bulletin de l’IHTP, n° 83, juin 2004.

[15] Salem CHAKER, « L’enseignement du berbère en France : une ouverture incertaine », ; , 11 février 2005.

[16] Salem CHAKER, « L’enseignement du berbère dans le secondaire en France », ; , 2004.


Source: histoirecoloniale.net

mercredi 18 octobre 2017

Discrours vértable de l'extrême-droite française sur l'Islam

A propos de la communauté musulmane en France.
par le Prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme (  chef de file des carlistes traditionalistes, importante branche de l'extrême-droite chrétienne européenne, très présente en Espagne et en France)


En Europe, où depuis une trentaine d’années, l’Arabie saoudite a dépensé des milliards de dollars pour diffuser la pensée radicale wahhabite, l’islam présent (essentiellement sunnite) a aujourd’hui la capacité théologique et donc le devoir de faire barrage à la propagation de cette doctrine mortifère.
Qu’on le veuille ou non, la politique mise en œuvre depuis quarante ans, notamment à travers la pratique du regroupement familial, a conduit aujourd’hui à la présence d’une communauté musulmane importante en Europe, notamment sur notre sol. C’est un constat ! Il faut le gérer : on ne peut ni le nier ni le minimiser.

Dans son immense majorité, cette communauté, le plus souvent en France d’origine maghrébine, est restée étrangère à la pénétration de cette doctrine. C’est tellement vrai que l’on constate qu’une importante fraction de la population dite « radicalisée », partie « faire le djihad » en Syrie est constituée de convertis récents, souvent des français dits « de souche » pour nombre d’entre eux !
L’éradication de la progression de la pensée wahhabite passe donc par la normalisation des relations entre les différentes composantes religieuses qui cohabitent en France, pour éviter que la réaction épidermique de certains ne contribue à rejeter les musulmans vers un extrémisme aujourd’hui enfin clairement et définitivement condamné par leurs propres institutions religieuses.
Or c’est précisément ce à quoi travaillent tous ceux qui, derrière des gens comme BHL ou Attali, cherchent depuis des décennies à dresser les chrétiens et les musulmans les uns contre les autres.
On constate que les milieux chrétiens, et particulièrement ceux qui se réclament de « la tradition » dans la sphère catholique, accueillent hélas assez favorablement ces discours.
Il est symptomatique de voir aujourd’hui certains ecclésiastiques de renom diaboliser l’islam à l’envie.

Il est incroyable de voir certaines familles du nationalisme chrétien accueillir à bras ouverts des gens qui distillent une pensée qui leur est pourtant étrangère sur le fond, quand elle ne leur est pas franchement fondamentalement hostile dans leur essence.
Le meilleur exemple de cette collusion idéologique des plus malsaines qui me vient à l’esprit est l’invitation faite en septembre dernier aux Journées de Chirée – haut lieu s’il en est de la pensée de la droite de tradition catholique et royaliste – des leaders de Riposte Laïque porteurs emblématiques de la pensée judéo-maçonnique laïcarde aussi primaire et sectaire que laïciste, que sont Pierre Cassen et Christine Tasin ! C’est tout de même effarant de voir ceux qui se réclament de la pensée de Maurras, et se présentent comme héritiers de celle d’Henri Coston – dont l’affiche proclamait fièrement « 1966 – 2016 cinquante ans de diffusion de la pensée française » - inviter ces gens-là ! Je me demande bien ce qu’en aurait dit Henri Coston !
Tout aussi symptomatique de ce climat délétère stupidement islamophobe est l’importance donnée dans ces milieux à la nouvelle grande coqueluche médiatique de la droite dite nationale : Éric Zemmour ! Un personnage persifleur, à la pensée primaire pour ne pas dire primitive, plutôt pitoyable, qui agite des lieux communs sans le moindre intérêt, tels ceux dont ses livres sont truffés !
Si vraiment aujourd’hui on ne trouve pas d’autres maîtres à penser en France pour donner des leçons de nationalisme que des personnages de cet acabit, ou des gens comme Alain Finkielkraut, il y a tout lieu de s’inquiéter !

Et c’est pourtant ce que l’on constate quand on voit la part belle systématiquement faite dans ces milieux à des personnages comme Hervé Mariton ou Yvan Rioufol...
Il serait bon de rappeler à ces tous gens-là, qui le savent d’ailleurs très bien mais ne veulent surtout pas le voir, que si l’islam est par nature étranger à notre culture chrétienne occidentale, elle l’a côtoyée tout au long de l’Histoire, ce depuis son origine.
Cela ne s’est certes pas fait sans heurts et sans affrontements, mais la réalité des faits nous impose de comprendre que si l’Islam est adversaire du christianisme, il n’a pas été globalement et n’est toujours pas systématiquement politiquement l’ennemi du christianisme !
Sylvestre II, pape au tournant de l’an mil, très grand érudit, sera le premier à faire un pont entre les deux cultures et à introduire en Occident les connaissances philosophiques et scientifiques véhiculées alors par l’islam. (On verra même au cours de l’Histoire des alliances nouées entre le roi de France et le Sultan de Constantinople, telle l’alliance de François I et de Soliman le magnifique contre Charles Quint)

Les musulmans ont le plus souvent respecté les chrétiens et ont coexisté avec, tout comme le Coran – s’il comporte des phrases jugées « inquiétantes » – a des propos très respectueux à l’égard du Christ (même s’il n’est pas reconnu comme l’incarnation de Dieu) ou à l’égard de la Vierge.
Nous sommes là très loin des propos injurieux et répugnants qui émaillent le Talmud à leur sujet !
La preuve en est que les Lieux Saints Chrétiens de Palestine – en particulier le Saint Sépulcre placé statutairement depuis le départ des Croisés sous la sauvegarde de musulmans, ont traversé huit siècles d’Histoire musulmane depuis sans encombre !

Rappelons que cette Palestine, islamisée pratiquement dès le début de la conquête, jusqu’à la création de l’Israël moderne comprenait pratiquement 50 % de chrétiens (très majoritairement rattachés historiquement à l’orthodoxie)... Or il n’en reste plus que 5 % aujourd’hui...
Rappelons enfin que cinq siècles de tutelle ottomane n’ont jamais empêché le développement de l’orthodoxie en Grèce et dans les Balkans, même si la basilique Saint Sophie, emblématique « siège » de la chrétienté de l’Empire d’Orient, a politiquement été évidemment transformée en mosquée pour en détruire le symbole lors de la conquête en 1453.

Dans tous les grands combats menés récemment en France par les milieux catholiques, comme la dénonciation des expositions blasphématoires du type « Pischrit », du mariage gay ou de la diffusion scolaire de la théorie du genre, on a vu des musulmans en nombre se ranger aux côté des chrétiens qui ne l’ont malheureusement pas toujours compris.
Il y a portant une convergence évidente, dans la foi, entre ces deux religions.
Espérons que la connaissance de ce synode de Grozny permettra de ramener une certaine sérénité dans les rapports entre les communautés.
Indéniablement le monde religieux musulman a pris à Grozny ses responsabilités et les mesures qui s’imposaient.

C’était une nécessité, si l’on ne voulait pas voir triompher à terme ces fauteurs de guerre qui, utilisant le nihilisme des wahhabites, attisent à dessin la haine entre les communautés en Occident, depuis trente ans, comme ils déstabilisent le Moyen Orient à leur profit à travers la réalisation du plan Yinon.
On peut alors comprendre alors la remarquable discrétion médiatique qui a entouré ce synode !
Il y aurait beaucoup à dire sur l’incidence du wahhabisme sur « la création de l’État islamique », sur les relations entre Daech et ses satellites, avec Israël, tant à propos de la Syrie que de la Libye, mais cela dépasse largement le cadre de cet entretien.
Nous pourrons évoquer cela après le voyage que je dois prochainement effectuer dans cette zone.
Comme le disait déjà Averroès, bien avant l’éclosion du wahhabisme mais déjà conscient des dangers des tentations fondamentalistes qui n’ont pas même épargné les juifs, ni les chrétiens par exemple au temps de Cromwell : « Ils ont précipité les gens dans la haine... et complètement divisé les hommes ».
Propos rapportés et notes de Saint-Plaix, 7 Octobre 2016

samedi 14 octobre 2017

Azoulay/Unesco: une histoire cousue de fil blanc


Après les récents départs plus ou moins fracassants des USA et de L’État Juif, les élections au sein de l'UNESCO ont pu démontrer que c'est en réalité une énième pièce de théâtre judaïque, la nouvelle présidente de cette assemblée mondialiste est bien une militante gauchiste juive franco-marocaine et ancien ministre de la république française. Ce qui prouve encore une fois, chose que avons toujours su, c'est que l'antisionisme de façade , n'a toujours été qu'un jouet entre des mains juives.

L'ancienne  ministre française de la Culture,  Audrey Azoulay a été élue, vendredi soir, directrice générale de l'Unesco face au Qatari Hamad Al-Kawari, au terme d'une élection marquée par de multiples rebondissements, dont le retrait des Etats-Unis et d'Israël de cette agence internationale.
La représentante française a bénéficié lors de cette élection du soutien de l'Egypte, dont la candidate avait été éliminée sur la dernière ligne droite.
Le candidat du Qatar, qui faisait la course en tête depuis le début,  malgré la résurgence de vieux soupçons d'antisémitisme relayés par le Centre Simon Wiesenthal Europe, ne faisait pas l'unanimité des pays arabes dont une partie menée par l'Arabie saoudite et l'Egypte sont en délicatesse avec Doha.

Source: Algerie1 

vendredi 13 octobre 2017

Des révélations supplémentaires sur Amnesty International

Nous avons déjà parlé d'Amnsesty International ici même pour son rôle assez central et extrêmement néfaste dans la colonisation de notre pays par les hordes de migrants subsahariens. Cet article nous en dit plus sur cette organisation criminelle de premier ordre.


« Amnesty International est principalement financée par ses cotisations et dons publics. Aucun fonds n'est demandé ou accepté de la part de gouvernements pour enquêter et faire campagne contre les violations des droits de l'homme. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion. »

C'est l'une des organisations de défense des droits de l'homme les plus influentes au monde, d'après ce que déclare Amnesty International. Dans le même temps, le rapport financier officiel de l'organisation pour 2015 indique parmi les donateurs, des structures comme la Fondation Open
Society de George Soros ou la Fondation Ford.

https://dnipress.com/site/assets/files/6922/donations.png

Donateurs d'Amnesty International

La Fondation Nationale pour la Démocratie américaine (NED), qui est officiellement financée par le Congrès américain, via le budget de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID), était aussi mentionnée dans les rapports précédents de 2008 à 2010.

Il est intéressant de noter, que lorsque les médias ont commencé à parler de manière croissante de l'implication d'Amnesty International, les références aux articles officiels de l'organisation sur ses revenus et les rapports des années précédentes ont commencé à disparaître d'Internet. Maintenant, il est difficile de trouver confirmation du fait qu'AI a travaillé à une époque pour les intérêts de la NED, une organisation qui a activement soutenu les mouvements des jeunesses arabes, qui ont pris, plus tard, une part active dans la série de « révolutions de couleur » qui ont eu lieu dans les pays du Moyen Orient et en Afrique du Nord.

Le site de l'organisation lui-même est fait de telle façon qu'il est très difficile de trouver le moindre rapport. Sur la page principale vous ne trouverez pas le bon lien, uniquement si vous connaissez l'adresse directe, ou utilisez le moteur de recherche. Un autre fait très révélateur, est que le site n'a désormais plus de rapports antérieurs à 2014.

Même pour ces miettes d'informations que le secrétariat d'AI présente, on peut se demander si l'organisation de défense des droits de l'homme est vraiment une entité indépendante. Étant donné que toute subvention implique l'accomplissement d'une mission spécifique dans l'intérêt du donateur. Prenons par exemple la Fondation Open Society de George Soros, la subvention de cette organisation vise à soutenir les migrants, à les protéger et à les sauver et, en fait, à faciliter leur réinstallation en Europe.

Open Society Foundation

Il est important de noter que les organisations de George Soros et d'Amnesty International travaillent ensemble depuis de nombreuses années. Maintenant, les informations à ce sujet ne sont pas faciles à trouver sur le site web d'Amnesty, mais cette mémoire est toujours stockée sur le site officiel de la Fondation Open Society. À partir de 2008, la fondation a accordé une subvention de trois ans à la branche américaine d'Amnesty International. En juin 2011, Amnesty International a publié un rapport justifiant l'opération militaire américaine en Libye, à la suite de laquelle le gouvernement libyen a été renversé et le pays lui-même a été occupé et détruit.

C'est Hillary Clinton qui a pu peser sur cette décision au sein de la commission des affaires étrangères. Il est prudent de dire qu'à cette époque, Amnesty International a travaillé en étroite collaboration avec les agences gouvernementales américaines. C'est tout d'abord le Département d’État qui a utilisé les résultats du travail de l'organisation en Libye puis en Syrie, quand Amnesty International a fait un autre rapport disant qu'à la prison syrienne de Damas Seydnaya, 13 135 prisonniers ont été pendus, principalement des « civils », par le régime d'Assad de 2011 à 2015. Dans le même temps, le rapport n'a fourni aucune preuve réelle. Les chiffres astronomiques des victimes étaient le résultat de calculs arithmétiques basés sur le témoignage de personnes non nommées dans le rapport. Étant donné que sur la base de ce rapport, des décisions d'importance mondiale pourraient être prises, l'organisation de défense des droits de l'homme pourrait au moins fournir des informations complètes et la logique de ses calculs. Mais, malheureusement, cela n'a pas été fait.

Il est d'une importance fondamentale de noter qu'entre 2012 et 2013, Susan Nossel occupait le poste de directrice exécutive d'AI aux États-Unis, où elle travaillait auparavant comme assistante d'Hillary Clinton (alors secrétaire d'État américaine) auprès d'organisations internationales. En particulier, c'est elle qui a élaboré une résolution sur « les violations des droits de l'homme » en Libye, en Syrie et en Iran. Nossel est connue pour son soutien aux membres des Pussy Riot et sa participation à l'élaboration de la première résolution des Nations Unies sur les droits des minorités sexuelles. De plus, Nossel est l'auteur du terme « Smart Power » (on pourrait traduire cela en français par Puissance Habile).

Susan Nossel

Il est incroyable de voir à quel point les lignes idéologiques d'Amnesty International, de la Fondation Open Society de George Soros et du Département d'État américain sous Hillary Clinton sont proches. Tous défendent les droits des minorités sexuelles, des transgenres, des migrants et des féministes, tout aussi négatifs pour les gouvernements syrien, libyen, irakien, russe et iranien, ainsi qu'une attitude nettement négative envers le nouveau président américain, Donald Trump. En passant, c'est George Soros qui est à l'origine des manifestations aux États-Unis en soutien à Hillary Clinton la veille et après l'inauguration de Donald Trump.

« D'un point de vue politique, l'élection de Donald Trump en tant que président des États-Unis a peut-être été l'événement le plus notable et le plus inattendu : son élection a été précédée d'une campagne dans laquelle il a souvent fait des déclarations qui sèment la division, remplies de misogynie et de xénophobie, et il a promis d'abandonner les droits et libertés civils reconnus et de mener une politique qui sera profondément hostile à la jouissance des droits de l'homme », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International, dans l'avant-propos du rapport 2016-2017.

D'après lui, « la dégoûtante rhétorique pré-électorale de Donald Trump incarne la tendance mondiale d'une politique de plus en plus aigrie et axée sur la division ».

Amnesty International a indiqué dans son rapport annuel que « dès 2017, le président Trump a mis en œuvre ses promesses de campagne xénophobes et a signé un décret qui empêcherait les réfugiés fuyant les zones de conflit d'entrer aux États-Unis ».

Aujourd'hui, il est presque impossible de trouver des preuves directes qu'en 2008, la branche israélienne d'Amnesty International a accepté un don de 130 186 shekels du département d'État du gouvernement des États-Unis. En 2009, le don est passé à 239 523 shekels. En 2010, la branche israélienne d'Amnesty International a accepté un don de l'ambassade royale des Pays-Bas en Israël pour 60 574 shekels listés comme don d'une entité politique étrangère. En 2011, Amnesty International Royaume-Uni a accepté une subvention de 842 000 £ (faisant partie d'une plus grande donation sur quatre ans) du Département pour le développement international (DFID).

Une subvention sur cinq ans d'environ 3 850 000 £ a été octroyée de janvier 2013 à décembre 2017 via la contribution du gouvernement norvégien au nouveau NRK (Téléthon norvégien). Une résolution de 2011 de l'ICM trouvée sur le site Web d'Amnesty Australie (la page a depuis disparue mais une mention y est faite ici) fait état de la croyance répandue parmi le public selon laquelle aucun fonds de gouvernements n'est accepté. Cependant, la résolution continue en expliquant qu'ils reçoivent un financement direct de sources gouvernementales pour l'éducation aux droits de l'homme.

Ceci est clairement exclu de la déclaration d'Amnesty sur les fonds et les dons. « La collecte de fonds de ce type présente potentiellement des défis pour l'indépendance et l'impartialité d'Amnesty International vis-à-vis des gouvernements », notent-ils. « En particulier lorsque le financement d'une subvention exige des obligations contractuelles spécifiques. Il y a aussi un risque de perception publique que l'indépendance d'Amnesty International est vulnérable ou diminuée lorsque les fonds gouvernementaux sont acceptés. Des sondages auprès des partisans d'Amnesty International ont montré que le fait de ne pas accepter le financement de gouvernements est la principale raison de leur soutien. »

En plus de cacher à un grand nombre de leurs partisans le fait que leur politique peut considérer comme acceptable des financements gouvernementaux pour « l'éducation », Amnesty International a également accepté des dons de la part de sociétés ayant des intérêts politico-financiers. Une note datée de novembre 2007 indique qu'Amnesty n'acceptera les dons d'entreprises que si « Amnesty International a un avantage significatif et que la réputation d'Amnesty International est peu menacée ». Un extrait de la note indique qu'une entité d'Amnesty International avec un revenu annuel plus de 100 000 £ ne doit pas obtenir plus de 10% de son financement total de la part d'entreprises. Pour qu'Amnesty accepte les fonds d'entreprises, ils doivent passer par une sélection. La note de 2007 indique que la sélection comprend une liste de ressources en ligne disponibles auprès du Secrétariat international (Programme international de collecte de fonds). Le mémo explique comment utiliser une liste de mots clés utiles pour la recherche dans la base de données. La liste des mots utiles fournis comprend : les droits de l'homme ; tribunal ; violation ; responsabilité sociale des entreprises. Pourquoi la Fondation Open Society a-t-elle été approuvée par Amnesty ?

On peut affirmer avec assurance qu'Amnesty International est un mercenaire international engagé par des organisations d'État et des entreprises pour défendre leurs intérêts économiques et politiques.

Et enfin, George Soros est également l'un des principaux sponsors d'une autre organisation internationale de défense des droits de l'homme bien connue - Human Rights Watch.

Alex R.

Algérie Patriotique traite le FIS et le MAK de mouvements "d'extrême-droite"


C'est avec une extrême "maladroiture" que les journalistes d'Algérie Patriotique ont qualifié le FIS et le MAK de mouvements d'extrême droite.

Il serait important de rappeler à ces gentils journalistes algériens à qui ce terme est réservé.

L'extrême droite est une terminologie usé et abusée par les mondialistes pour qualifier toutes les formes de résistances nationalistes, antisionistes (voire anti-juives) racialistes, racistes, patriotes radicaux, fascistes et/ou nationaux-socialistes, à travers le monde.

Le F.I.S et le M.A.K sont en tout points opposés à l'extrême droite.

Le FIS est un mouvement ouvertement antiraciste, appelant à une "oumma" multiraciale, propageant un message universaliste de tendance salafo wahhabite. Le FIS est par ailleurs un mouvement assez gauchisant dans certaines de ses propositions sociales, jouant souvent cette fibre de "la revanche des gueux" sur un Système (de gueux également...ce qui est bien risible d'ailleurs) .
Le FIS est clairement anti nationaliste, d'autant plus que ses membres les plus radicaux (AIS, GIA, et consort) ont déclaré une guerre ouverte à notre Armée Nationale Populaire.

Le MAK, pour sa part est un mouvement ouvertement pro-sioniste, donc tout naturellement mondialiste in fine,  en effet, si le sionisme peut-parfois paraitre d’extrême-droite, il ne l'est absolument pas car n'ayant strictement aucune légitimité, sans compter que le projet juif , dont le bras armé est le sionisme, est un projet planétarien, mondialiste, et donc ANTI- extrême-droite.
Par ailleurs, le MAK est allié à des mouvements divers et variés, qui sont autant d'extrême-gauche qu'identitaires européens (mais là non plus pas d'extrême-droite! Car ces mouvements travaillent aussi avec des juifs, comme "Les Identiatires" - le militant Arezki Bakir du MAK en sait quelque chose). Pour couronner le tout, l'écrasante majorité des mouvements berbéristes , le MAK en premier lieu, sont favorables aux hordes de migrants qui déferlent chez nous et souillent notre pays et bientôt notre peuple. Ils ne sont VRAIMENT pas d'extrême-droite! Etre anti-musulman n'est pas une garanti pour avoir cette étiquette.

Par ailleurs, j'aimerais dire aux sympathiques journalistes d’Algérie Patriotique, mais néanmoins très ignorants en question d'extrême-droiterie,  qu'eux mêmes sont considérés comme d'extrême-droite....à leur corps défendant bien évidemment; car certainement se refusant cette étiquette infamante.

Pour notre part, nous assumons parfaitement cette terminologie, car pour le commun des mortels, l'individu lambda, l'extrême droite c'est les fascistes.... nous sommes des fascistes, des fascistes et des nationalistes radicaux algériens.

                                                                                                                 Kaci Mohand

mardi 10 octobre 2017

Pertinente analyse et certaines vérités sur Rachid Nekkaz.

Rachid Nekkaz est un provoateur que nous avons dénoncé et débusqué du temps où il s'était illustré par a campagne ratée et minable à la présidence de l'Algérie en 2014.

lundi 9 octobre 2017

Boudjedra....de collaborateur du système à résistant ?


Boudjedra n'a jamais été notre tasse de thé, ancien gauchiste au position parfois assez "libertaires" va-t-on dire, cet écrivain algérien est devenu depuis quelques temps un des principaux dénonciateurs d'une "élite" intellectuelle algérienne enjuivée jusqu'à la moelle de l'os.

Tous y passent, Kamel Daoud (alias Kamel M'douwed ) , Yasmina Khadra, Wassila Tamzali sans oublier leurs amis et collègues d'outre-méditerranée BHL et Finkelkraut. 

Rachid Boudjedra est un homme qui connait bien cette vermine d'écrivaillons supports de la gauche caviar germanopratine et judéolâtre... et nous assistons en ce moment a une guerre entre le clan mondialiste et désormais ce résistant , si l'on puis dire, à l'élite pro-juive.

Par R. Mahmoudi Après Yasmina Khadra, c’est au tour de Kamel Daoud de réagir au dernier livre de Rachid Boudjedra dans lequel il les accuse, eux et d’autres écrivains encore, comme Boualem Sansal, Salim Bachi ou Wassila Tamzali, d’être des «contrebandiers de l’Histoire», et d’avoir accepté, par opportunisme ou par naïveté, de jouer le rôle d’écrivains-alibis manipulés par un quarteron d’intellectuels français.
La polémique ne fait que commencer et promet de prendre une dimension inédite avec cette tendance à la judiciarisation du débat intellectuel. Car, dans sa lettre publiée par le site Huffpost Maghreb, l’écrivain et chroniqueur Kamel Daoud annonce avoir déposé plainte contre Rachid Boudjedra, et aussi contre son éditeur, pour exiger réparation et excuses publiques. Pourtant, Boudjedra ne fait que répliquer, dans un style corrosif et rageur, certes, mais qui est celui des pamphlétaires, à des écrits et, surtout, à des attitudes et des déclarations publiques tout à fait assumées et qui n’en sont pas moins controversées.
Boudjedra dit avoir écrit son «brûlot» pour crier sa colère contre ceux qui participent à la falsification de l’Histoire soit par leur œuvre littéraire ou artistique, soit par des déclarations qu’il juge infâmantes ou révisionnistes. Il explique que ce qui l’a décidé à produire ce pamphlet, c’est la publication et la présentation en Algérie d’un livre faisant l’apologie d’un collaborateur notoire, Bouaziz Bengaga.
C’est de là qu’est partie l’idée de régler leurs comptes à ce magma d’écrivains et d’intellectuels qui, selon Boudjedra, étaient allés trop loin dans la compromission avec le «lobby sioniste» et se complaisaient dans ce rôle de négationniste et d’apologétique de la colonisation. La critique la plus virulente était réservée à Boualem Sansal mais il n’épargne pas Yasmina Khadra dont il reconnaît pourtant la valeur de grand écrivain. Il lui reproche de s’être laissé entraîner sur ce terrain d’apologie des bienfaits de la colonisation dans son roman Ce que le jour doit à la nuit qui est, selon les termes de Boudjedra, «l’expression d’un fantasme algérien que Frantz Fanon a bien analysé» : «Le colonisé est souvent orphelin de son colon et, de ce fait, il va le sublimer, lui trouver toutes les qualités humaines et extrahumaines».
Dans la catégorie de «contrebandiers de l’Histoire», Boudjedra cite également Kamel Daoud à qui il reproche notamment d’avoir fait d’Albert Camus «un grand ami des Arabes» et «plus algérien que n’importe quel Algérien», tout en déclarant son indifférence pour les Palestiniens, les Arabes et les musulmans, «lui qui, balance Boudjedra, a été très jeune membre du GIA !» Est-ce une extrapolation de la part de Boudjedra, étant donné que Daoud lui-même a avoué avoir été, dans sa jeunesse, embrigadé par l’idéologie islamiste ?
R. M.

Source: Algerie Patriotique